Jeudi, 9 septembre 2010. Il n’oubliera pas de sitôt sa journée d’hier. Un directeur d’une compagnie de nettoyage, âgé de 35 ans, a été arrêté par quatre policiers pour non paiement de contraventions. L’homme a beau protester, affirmant haut et fort qu’il n’est même pas détenteur d’un permis de conduire. Malgré ses protestations, il devait être embarqué de force dans un fourgon de la police et conduit au tribunal.
C’est en Cour que les policiers se sont rendu compte qu’ils s’étaient trompés de personne. En fait, ils recherchaient un homme qui porte le même nom que le directeur de compagnie. Ce dernier déplore la manière de faire de la police. «On m’a arrêté comme un vulgaire criminel. La police doit bien vérifier ses informations avant de procéder à une arrestation», a-t-il fulminé sur les ondes de Radio Plus ce matin.
L’ancien ministre de la Justice, Rama Valayden, explique que c’est un problème courant. «Souvent, des policiers écrivent mal les noms des automobilistes lorsqu’ils les verbalisent. C’est ainsi que des innocents sont arrêtés. Cela peut donner lieu à une perception qu’il existe une justice à deux vitesses dans le pays», soutient-il.